• Yann Cabello

Notions fondamentales (4) : La lumière, la réflexion

Photographe à Clermont-Ferrand 63, formation en photographie et ateliers, ma prestation ici.


La réflexion concerne aussi bien la source de lumière (le modeleur) que le sujet photographié en tant que surface réfléchissante. Cet article aborde les implications de la réflexion en ce qui concerne le modeleur utilisé. Le phénomène de réflexion a une conséquence immédiate sur l'aspect directionnel de la lumière, le rendement (intensité lumineuse) et la diffusion du modeleur. Une fois n'est pas coutume, tout tient à l'art du compromis.



LA LUMIÈRE – LA RÉFLEXION


La réflexion (rappel)

Lorsque la lumière rencontre un obstacle, elle est renvoyée selon la particularité de la structure + ou - lisse de la surface et selon l'angle d'incidence (angle formé par le rayon incident avec la normale, la droite grise en pointillé sur l'illustration ci-dessus). Il existe donc plusieurs types/modes de réflexions. Voici un schéma (wikimedia) qui permet de comprendre en quoi la structure de la surface conditionne la réflexion :

Lorsqu'un rayon incident génère un unique rayon réfléchi, on parle de réflexion spéculaire. Elle concerne essentiellement les surfaces de type miroir parfait (surface spéculaire). L'absorption est moindre, le rendement optimal. La réflexion est prédictible (lois de Snell-Descartes), on peut anticiper la réflexion et la lumière est dite unidirectionnelle.


Lorsqu'un rayon incident produit plusieurs rayons réfléchis et dans plusieurs directions, on parle de réflexion diffuse. Elle concerne toutes les surfaces + ou - rugueuses (surface lambertienne). L'absorption est signifiante, le rendement réduit. La réflexion est complexe mais demeure prédictible en théorie et la lumière est dite multidirectionnelle, la forme du modeleur n'a donc globalement plus d'importance.


Entre ces deux modes de réflexion, il y a des variations infinies. Nous ne retiendrons que la réflexion diffuse directionnelle qui concerne globalement tous les modeleurs réflecteurs métallisés sans toile de diffusion (surface mixte). Les caractéristiques de rendement, réflexion, direction et impact de la forme du modeleur varient donc entre celles des deux modes précédents.



LES IMPLICATIONS PHOTOGRAPHIQUES

Si l'on recherche le rendement et l'aspect unidirectionnel, il faudra choisir un modeleur métallisé (sans toile de diffusion), qui tend le plus possible vers la surface spéculaire. En contrepartie, la lumière sera très peu diffusée, avec des points chauds, des reflets présents et des ombres denses. Il faut également noter que ce type de modeleur polarise la lumière (cad donne une direction oscillatoire privilégiée à la lumière) ce qui a parfois d'étranges conséquences sur certains matériaux (lunettes...).


Si l'on recherche à l'inverse le maximum de diffusion, pour un modelé plus doux, il faudra choisir un modeleur mat. En contrepartie, la lumière sera multidirectionnelle et le rendement réduit.


Maintenant que nous avons vu et compris plusieurs phénomènes, nous allons pouvoir tous les utiliser ;



PROCHAIN ARTICLE

Diriger réellement la lumière.



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